Macbeth

Macbeth est la vision la plus mûre et la plus profonde du Mal chez Shakespeare car elle se situe tout entière sur les bords de l’humanité.

Cette pièce nous révèle nos instincts les plus cachés et les plus noirs. Les personnages y sont dépeints comme des monstres, des êtres sortis de leur nature et de leur vérité ou tout simplement comme des humains qui se débattent comme ils peuvent  avec leur part d’humanité et leurs fantasmes.

Le couple Macbeth-Lady Macbeth forme ce monstre d’humanité, mais d’une humanité duale, dont les frontières entre le bien et le mal ne sont pas strictement délimitées. Quelle femme de président n’a pas eu d’influence sur son mari depuis 1606? Si ce couple nous fascine depuis des siècles, c’est peut-être que le mal naît aussi de leur amour fusionnel.

Beaucoup d’écrits, de films ou de séries ont été faits sur ce propos comme Le Château de l’araignée d’Akira Kurosawa, la trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola, ou encore la série House of cards de David Fincher.

N’avez-vous jamais eu envie de faire ce que fait Macbeth? N’avez-vous jamais eu envie de commettre des actes moralement répréhensibles? Toutes ces actions contraintes à la morale et à la loi se mettent en relief au théâtre dans un espace libre où la catharsis est possible, où l’on peut jouer avec nos instincts les plus sombres pour, peut-être nous libérer.

                  Juliette Jouniaux – Metteure en scène